Web sémantique - XML, RDF et OWL

RDF apporte une infrastructure de données pour le Web

RDF (Resource Description Framework) est un standard permettant la mise en place de descriptions simples. XML est à la syntaxe, ce que RDF est à la sémantique : un ensemble clair de règles permettant des informations descriptives simples. RDF Schema permet ensuite de combiner ces descriptions en un seul vocabulaire. RDF est intégré dans une variété d’applications comme :

  • catalogues de bibliothèques
  • annuaires internationaux
  • syndication et agrégation de nouvelles, de logiciels et de contenus
  • collections personnelles de musiques, de photos et d’évènements

Dans chacun de ces cas d’utilisation, XML est utilisé comme une syntaxe interchangeable. Les spécifications RDF fournissent un environnement de travail puissant pour l’échange des connaissances sur le Web.

« RDF représente une étape fondamentale dans la montée en puissance du Web. Nous allons enfin voir des applications qui combinent les informations provenant de sources multiples représentées en RDF, ce qui était totalement impensable jusqu’à présent, » explique Brian McBride, animateur du groupe de travail RDF Core du W3C, « Le groupe de travail RDF Core a permis aux spécifications RDF de se placer comme le fondement à la fois pratique et mathématiquement précis sur lequel OWL et le reste du Web sémantique pourront se construire. »

OWL fournit des ontologies opérationnelles pour le Web

La prochaine étape est de mettre en place une manière de développer des vocabulaires spécifiques à un sujet - ou un domaine. C’est le rôle d’une ontologie. Une ontologie définit les termes utilisés pour décrire et représenter un champ d’expertise. Les ontologies sont utilisées par les personnes, les bases de données, et les applications, qui ont besoin de partager des informations relatives à un domaine bien spécifique comme, la médecine, la fabrication d’outils, l’immobilier, la réparation d’automobiles, la gestion de finances, etc. Les ontologies associent les concepts de base d’un domaine précis et les relations entre ces concepts, tout cela d’une manière compréhensible par les machines. Elles encodent la connaissance d’un domaine particulier ainsi que les connaissances qui recouvrent d’autres domaines, ce qui permet de rendre les connaissances réutilisables.

OWL - langage d’ontologies Web - est un langage permettant de définir des ontologies Web structurées, et ce faisant, autorise une intégration plus riche et garantit l’interopérabilité des données au travers des frontières applicatives. Les premiers langages utilisés pour le développement d’outils et d’ontologies pour des communautés d’utilisateurs spécifiques (particulièrement en sciences et dans des applications d’e-commerce spécifiques à certaines entreprises) n’ont pas été définis pour être compatibles avec l’architecture du Web en général, et du Web sémantique en particulier.

OWL répare ce manque en utilisant à la fois les URIs pour nommer, et la fonctionnalité fournie par RDF pour créer des liens. Ainsi, les ontologies Web possèdent les avantages suivants :

  • Capacité d’être distribuées au travers de nombreux systèmes
  • Mise à l’échelle pour les besoins du Web
  • Compatibles avec les standards Web pour l’accessibilité et l’internationalisation
  • Ouvertes et extensibles

OWL s’appuie sur un modèle et un schéma RDF pour ajouter plus de vocabulaire dans la description de propriétés et de classes, comme par exemple : les relations entre classes (i.e. la séparation), la cardinalité (i.e. « un et un seul »), l’égalité, une typographie plus riche des propriétés, des caractéristiques de propriétés (i.e., la symétrie), et des classes énumératives.

« OWL constitue une avancée importante dans la représentation et l’organisation des connaissances disponibles sur le Web. OWL réussit à établir un bon équilibre entre les besoins de l’industrie pour un langage prenant en compte leurs cas d’utilisation du Web, et les restrictions imposées par les connaissances et les expériences de la recherche dans le développement d’un langage d’ontologies, » expliquent Jim Hendler et Guus Schreiber, co-animateurs du groupe de travail Web Ontology du W3C. « La cinquantaine de participants du groupe de travail ont conçu avec brio un langage qui souscrit aux préoccupations communes, et qui soit épaulé aussi bien par les académiques que par les professionnels. »

~ par webessentials sur mars 6, 2008.

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